• J’ai plusieurs fois lu que Singapour était une ville propre, un peu aseptisée mais ce n’est pas vrai - il faudra que je prévois à ce sujet un billet « mythes et réalité autour de Singapour ». Par contre, sur l’île de Sentosa, on a l’impression d’être à Disneyland ! Toute l’île a été créée avec un seul objectif : le FUN, le KIF, le PLAISIR. C'est une sorte de parc d'attraction géant.

    D’ailleurs, le slogan de Sentosa est : « The state of Fun » :

    L'île de Sentosa

     L’île est située au sud de Singapour. Elle est accessible :

    • A pied via le Sentosa Boardwalk
    • En télécabine (si, si !)
    • En train-navette avec le Sentosa Express qui permet de se déplacer gratuitement dans l’île (3 stations). C’est un métro magnétique très court, donc sans rails et sans fil, ça fait très bizarre dans les virages.
    • En voiture ou taxi 

    Une admission est demandée pour le maintien du fonctionnement de l’île. L’île est gérée par une société créée spécialement pour son développement en 1972, the Sentosa Development Corporation, année où l’île a été renommée en Sentosa, nom qui a été suggéré par le grand public pendant un concours et qui signifie en malais « paix et tranquillité » (du Sanskrit, Santosha). 

    Alors qu’est-ce qu’on y fait à Sentosa ? Tout y est possible ! Faire de la luge d’été avec une remontée mécanique pour accéder à la descente, un parc accrobranche, des bars lounge en bord de plage avec piscine, de la chute libre en salle, des balades dans la jungle ou dans une serre aux papillons etc. Il y a même un complexe appelé le Resorts World Sentosa qui contient entre autre le Parc Universal Studio, un Waterpark, un aquarium, une île aux dauphins... D’ailleurs le plan de l’île ressemble clairement à un plan de parc d’attraction ! 

    La déco est un peu kitsch, entre autre il y a des Merlions partout, dont un de 37m dans lequel on peut monter… c’est vraiment une fierté nationale ! 

    Illustration en images (2min45) :


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  • Le bâtiment date de 1849, il se situe dans le Colonial District de Singapour.

    Avant de commencer, on vous prête une tablette qui fait office d’audioguide amélioré. Des numéros par terre et sur les documents exposés vous indiquent comment accéder à l’information correspondante.

    On commence la visite par une vidéo diffusée à 360° intitulée « Singapura : A day in life », tournée en 2006 et montrant une journée de la vie à Singapour, sur une musique spécialement créée pour cette animation.

    La visite peut se faire sous un des 2 angles suivants :

    - soit du point de vue historique, en suivant date à date les événements qui ont fait Singapour.

    - soit du point de vue des personnes qui, connues ou inconnues, au fil des siècles, ont fait que Singapour est devenue la ville que l’on connait aujourd’hui.


    J’ai choisi l’angle historique mais les 2 s’entrecroisent pendant la visite.

    Au début était la ville de Temasek (1300 – 1800), essentiellement une tranquille ville de pêcheurs, installés en bord de fleuve.

    Puis les britanniques débarquèrent en 1819 sous la personne de Thomas Stamford Raffles, travaillant pour le compte de la Compagnie Britannique des Indes Orientales, qui n’y était pourtant pas favorable. Il signe un traité avec le sultan de Johor pour récupérer la ville et travailla dès lors à son développement. L’objectif était de contre balancer le pouvoir des Néerlandais, dominant dans la région et contrôlant le port de Melaka en Malaisie, port principal d’échanges commerciaux entre les Indes, la Chine et l’Occident. Le Traité de Londres de 1824 signé entre les Néerlandais et les Britanniques officialise le partage de la péninsule malaise.

    A partir de sa création en 1819, Singapour commença à grandir en devenant un port d’importance, lieu d’échange entre différents continents, d’autant plus intéressant pour les marchands qu’ils n’étaient pas taxés.

    En 1867, Singapour devient une colonie de la couronne britannique.

    Jusqu’en 1900, la ville de développa tellement que des problèmes nouveaux apparurent:

    - l’immigration très forte de travailleurs indiens et chinois rendit la ville surpeuplée, avec des difficultés pour loger tout le monde. A l’époque les colons divisaient les villes en quartier et chaque ethnie vivait dans le quartier attribué. C’est la raison pour laquelle aujourd’hui encore, à Singapour mais également à Kuala Lumpur et autres colonies subsistent un quartier chinois, un quartier indien etc.

    - un taux de mortalité qui augmente dû aux maladies qui se transmettent rapidement

    - 2 niveaux de vie dans la population : les occidentaux dans leur voiture et leurs beaux vêtements versus une population locale très pauvre vivant presque dans la rue.

    - la drogue est très présente : les riches comme les pauvres fréquentent les fumeries d’opium, très appréciées par le gouvernement car rapportant beaucoup d’argent (quasiment 50% de revenus de l’époque proviennent du commerce de l’opium !) mais générant de nombreux troubles (vols...).

    Avec les temps modernes, une nouvelle génération de singapouriens fit son apparition : l’éducation de la population locale leur permit de devenir médecin, avocat etc. et d’occuper des places importantes jusqu’à présent réservée aux occidentaux.

    Puis vint la seconde guerre mondiale. Singapour pensait être épargné mais en 1942, les japonais ont débarqué et pris le contrôle de l’île. Singapour fut rebaptisé Syonan-To (lumière des Sud) et une période sombre commença jusqu’en 1945. De nombreux chinois furent exécutés, soupçonnés d’être anti-japonais. Suite à fin de la guerre, Singapour retrouva sa place dans l’Empire britannique.

    Une nouvelle Nation vit le jour en 1959, quand Singapour se dote d’une Constitution et suite à des élections, le People's Action Party (Parti d'action populaire) prend le pouvoir en la personne de Lee Kuan Yew, élu Premier Ministre. Il fait en sorte que Singapour intègre la Fédération des États de Malaisie en 1963. Mais peu de temps après, des troubles entre autres ethniques apparaissent, qui vont mener jusqu’à l’indépendance de la Cité-Etat. La République de Singapour est proclamée le 9 août 1965.

    De grands plans pour urbaniser la ville, créer des logements, donner accès à l’eau sont rapidement mis en place. La ville prospère économiquement. Et on peut dire que c’est plutôt réussi.

    Résumé en images (1’50) !

     Musique : Artiste : General Fuzz - Titre : The Jam - Licence creative commons

    Plus d’infos sur le site du National Museum of Singapore (en anglais)


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  • Suite à son indépendance en 1965, Singapour a émis ses premiers billets et pièce de monnaie en 1967. Sa devise propre est alors appelée le dollar de Singapour, symbolisé par SGD$.

    Il existe 5 types de pièces et 7 types de billets en circulation.

    Les pièces

    On trouve en circulation la série frappée à partir de 1985 et celle lancée en 2013. Sur un côté, elles ont toutes les armoiries de Singapour – qui fera l’objet d’un prochain billet - ainsi que « Singapour » écrit dans les 4 langues officielles. Sur leur revers, les pièces de 1985 ont leur valeur inscrite ainsi qu’une plante gravée. Sur celles de 2013, on distingue en plus de leur valeur : 

    Valeur

    2013

    5 cents

    L’Esplanade, appelée aussi Durians à cause de leur architecture s’inspirant du fruit (que je n’ai toujours pas testé !)

    10 cents

    Des immeubles, représentation du logement

    20 cents

    L'aéroport de Changi

    50 cents

    Le port de Singapour avec ses containers

    1$

    Le Merlion et une orchidée

     

    La Monnaie à Singapour

     

    Les billets 

    Les billets de 2$, 5$, 10$ et 50$ sont très courants. Ceux de 100$ un peu moins. Bizarrement, je n’ai jamais vu de billet de 1000$ ou de 10000$ (!!!!). 

    La taille des billets est de plus en plus grande avec leur valeur. Pour les distinguer, ils ont chacun une couleur distincte, ainsi qu’une illustration spécifique sur leur côté pile. Sur le côté face, ils ont tous le portrait de Yusuf Ishak (1910-1970) qui fut le 1er président de la République de Singapour, de 1965 jusqu'à sa mort.

    Ils sont imprimés sur du papier un peu plastifié, ce qui a plusieurs avantages : ça ne sent rien, ça ne tâche pas, ça ne s’abîme pas et ça ne souffre pas de l’humidité. Ils ont tout compris !

     

    La Monnaie à Singapour

    Le billet de 2$ est violet, son côté pile montre une représentation de l’Education.

    Le billet de 5$ est vert et on y voit un jardin. 

    La Monnaie à Singapour

    Le billet de 10$ est rouge orangé et illustre le sport.

    La Monnaie à Singapour

    Le billet de 50$ est bleu et célèbre les Arts.

    Le billet de 100$ est jaune et représente la jeunesse.

    Pour les 2 derniers, dès que j'en vois un, je vous rajoute la photo ! 

    Le billet de 1000$ est dans les tons violets et dessus on y voit représenté le Gouvernement.

    Le billet de 10000$ est (bien entendu) or et représente l’Economie.

     

    La conversion SGD$ - Euros 

    Les autorités singapouriennes font une priorité la stabilité de leur monnaie, celle-ci varie peu.

    A aujourd’hui, le taux est de 1$ SGD = 0,616€. Donc pour avoir la conversion SGD$ en Euros, il faut multiplier par 0,6. Pas toujours facile de tête ! Petite astuce : pour estimer la conversion en euros quand on n’a pas de convertisseur sous la main ou de calculatrice dans la tête, la méthode suivante est efficace : (SGD$/2) + 10%SGD$.

    Par exemple, vous souhaitez savoir combien font 25$ SGD en euros : (25/2) + 25/10 = 12,5 + 2,5 = 15€ environ. Si on utilise un convertisseur, on constate que 25$ SGD = 15,39€. 

    CQFD ;-)

     


    2 commentaires
  • On dit souvent que les singapouriens ont 2 activités principales : manger et le shopping. Ce billet concerne la première de ces options, la seconde sera traitée plus tard :)

    En effet, ici on peut manger partout et pour pas cher ! Ce n’est pas compliqué, il y a possibilité d'acheter à manger à tous les coins de rue et ça revient moins cher de manger dehors que de se préparer quelque chose. Et si on connait les bons coins, c’est même excellent ! 

    Dans les foodcourts, les hawkers (anciens vendeurs ambulants de nourriture) vendent leurs plats entre 4$ et 7,5$ (soit entre 2,5€ et 4,5€). Alors qu’un concombre dans un supermarché m’a coûté 5,2$ !!! Le comble. Bref, le calcul est vite fait. 

    Les foodcourts et autres hawkers centers sont très sympas, ça ressemble à une cantine. Souvent ils sont situés dans ou près des malls, parfois en extérieur. Il s’agit d’un ensemble de hawkers avec des tables au milieu. On choisit son plat dans un des hawkers, il est préparé à la demande, on prend des couverts, on pose le tout sur un plateau et on va s’asseoir à une des tables du foodcourt. Il y a toujours différents types de stands : indonésien, malais, japonais, chinois… voire indiens en fonction des quartiers. Il y a donc pléthore de choix et l’avantage c’est que même si on est nombreux, on peut chacun choisir un stand différent mais on peut quand même tous manger ensemble. Que des avantages ! 

    Quelques règles à savoir pour manger dans un foodcourt :

    - Pour les couverts, il y a disposition : des baguettes, des cuillères à soupe chinoise, des cuillères et des fourchettes – sachant qu’ici, la fourchette sert à couper et pousser et la cuillère à manger. Jamais de couteau disponible.

    - Il n’y a pas de serviette : en effet, celles-ci sont en général vendues par des personnes dans le besoin donc ils n’en donnent pas gratuitement, pour les aider à en vendre. On peut également en acheter au stand boisson. Vaut mieux toutefois en prévoir avec soi !

    - Les stands de nourriture ne vendent pas de boisson : il y a toujours au moins un stand spécial pour les rafraichissements.

    - On ne débarrasse pas : il n’y a pas d’endroit pour cela et surtout des personnes sont payées pour le faire et ils n’aiment pas ici qu’on fasse le job des autres. Personnellement ça fait bizarre mais on s'habitue relativement vite.

    - Les foodcourts ferment tôt le soir, sauf cas exceptionnels. De manière général, il est très compliqué de trouver quelque chose d’ouvert passé 22h.

     

    Il existe bien sûr des restaurants plus classiques, dont les prix sont proches de ceux payés en France. En règle générale, les prix sont HT : il faut rajouter 10% de service et 7% de taxes. Dans tous les cas, c'est précisé sur la carte.

    On y est mieux installé quand dans un foodcourt, on a donc tendance à y rester plus longtemps. Quoi qu’il en soit, c’est bien plus agréable. Sauf le soir, car cela fait plusieurs fois qu'on nous "met dehors" à 22h, c'est trop tôt ! On sent le compte à rebours : ils commencent à ranger et nettoyer les cuisines vers 21h40, à 21h50 toutes les tables sont nettoyées et prêtes pour le service du lendemain, à 21h55 les cuistots s'en vont et à 22h le serveur qui reste pour fermer te regarde d'un drôle d'oeil...

    Mais changer de temps en temps ça fait du bien, d’autant que dans les foodcourts, ne sont proposés que des stands asiatiques voire indiens, et que parfois on a envie d'autre chose que du riz et des noodles ! Mais pas de problème : Singapour est une ville très cosmopolite, vous pouvez trouver des restos de toute sorte (français, tapas, allemand, italien... et même des restos raclettes j'ai appris ce week-end!).

    Alors, ça vous tente ?


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  • Savez-vous ce qu’est cet animal imaginaire ?

    Merlion

     Il s’agit d’un Merlion, en anglais la concaténation des mots sirène (mermaid) et lion. C’est donc une créature avec une tête de lion et un corps de poisson. Mais d’où cela vient-il ? 

    Selon la légende, le Prince Sang Nila Utama aurait aperçu un lion  en redécouvrant l’île en 11 avant JC. Cela parait improbable dans la mesure où il n’y avait pas de lion sur l’île à cette époque, il est supposé que le Prince avait confondu avec un tigre. Le Prince a alors rebaptisé la ville « Singapura » soit la Cité du Lion en sanskrit. 

    A cette époque, la ville était appelée Temasek, signifiant « la ville sur la mer » en javanais car l’île était essentiellement occupée par des pêcheurs. La queue de poisson du Merlion leur rend hommage. 

    Il est devenu le symbole de la ville, érigé en statuts et choisi comme emblème pour l'Office de Tourisme en 1964 et même comme logo jusqu’en 1997.


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